Post-Punk / New Wave
Un son electro…punk
En 1976, l’heure est à l’écoute d’Hotel California des Eagles, du hard rock d’AC/DC, des tubes disco d’Abba et des synthétiseurs analogiques joués par Jean-Michel Jarre, Kraftwerk ou Alan Parsons.
Les rythmes, sons et mélodies obtenus avec les premières boîtes à rythmes programmables et les synthétiseurs toujours plus performants vont aider à l’émergence d’un son post-punk et new wave.
La scène américaine
Le CBGB, club de Manhattan accueille les Talking Heads, les Ramones, Television ou Patti Smith.
L’auteur-compositeur Alan Vega, diplômé d’une école d’art, gère une galerie Project of Living Artists à Manhattan, fréquentée par les New York Dolls, Television et Blondie.
Avec le pianiste Martin Reverby il fonde le groupe Suicide dont le titre Ghost Rider fera émerger le punk rock électronique en 1977.
Iggy Pop et David Bowie rencontrent le groupe Devo, formé en 1973 et originaire d’Akron dans l’Ohio, à un festival de cinéma.
Ils le soutiennent pour leur premier album Q: Are We Not Men? A: We Are Devo! à produire chez Warner Bros. Records par Brian Eno.
Devo reprend (I Can’t Get No) Satisfaction en adoptant un son syncopé de guitares-synthés et de casques-micros et un jeu de scène sous formes de personnages robotisés, portant lunettes et combinaisons flashy au nom du groupe.
Dans le même registre, The Robots de Kraftwerk sort un an après.
1977
Le groupe new-yorkais Blondie, formé en 1974 par Deborah Harry et Chris Stein passe d’un son post-punk à un son pop avec : Denis (1978), tiré de l’album Plastic Letters, puis pop new wave dans les deux albums Parallel Lines (1978) et Eat To The Beat (1979).
Le 18 août 1978, Polydor Records sort le single « Hong Kong Garden » des anglais Siouxsie and the Banshees.
Le 17 décembre 1978, Devo se révèle au public français et se produisant sur la scène du théâtre de l’Empire à Paris dans l’émission Chorus, présentée par Antoine de Caunes.
Le son électro rock obtenu avec les synthétiseurs et boîtes à rythmes sera le marqueur de la new wave de la fin des années 70.
1978
Originaire de Crawley dans le Sussex, le trio Obelisque (1971) puis Easy Cure (1977) devient The Cure en 1978 et signe sous ce nom avec le label Fiction Records, il comprend Robert Smith au chant et à la guitare, Lol Tolhurst à la batterie, plus tard aux claviers et Michael Dempsey à la basse.
En 1979, Michael Dempsey quitte le groupe et est remplacé par Simon Gallup.
Post-punk britannique
Performée par les anglais : Ultravox! (Londres) en 77, avec le concert au Rainbow Theatre, Magazine (Manchester), en 78 avec l’album Real Life, XTC (Swindon), « Making Plans For Nigel », « Real By Reel », « Ten Feet Tall », Gang Of Four (Leeds) avec « Damaged Goods », par les écossais Simple Minds (Glasgow) : « Life In A Day », « Real To Real Cacophony », « Chelsea Girl ».
Lol Tolhurst, Robert Smith, Michael Dempsey
©PicturesOfYou
« Killing An Arab » : J’avais lu l’Etranger d’Albert Camus une première fois quand j’étais gosse… et je l’ai relu en 78.
Tout était gravé dans ma tête : découvert à l’école, redécouvert pour moi.
1979
Quatrième album studio des Clash.
La particularité du triple album de 36 chansons créditées au nom du groupe afin de le proposer à un prix réduit.
Influencé par les courants musicaux, la formation s’éloigne de l’esthétique punk de London Calling, offrant des accords dub reggae avec « One More Time », des rythmes hip-hop et des lignes de basse soul, les paroles restent contestataires envers le gouvernement Thatcher qui maltraite les ouvriers assujettis aux sept heures de travail quotidien dans : « The Magnificent Seven ».
L’arrivée des 2 nouveaux musiciens John McGeoch guitariste de Magazine et Budgie, batteur et ancien membre de The Slits, apporte un jeu plus fourni et une orientation musicale aux sonorités pop avec « Happy House » et « Christine » , électro synth-pop avec « Red Light » au son proche de Soft Cell.
Pour les fêtes de Noël, la chanson: « Israel » semble être vue comme une métaphore pour une population en perte d’identité, de ses croyances, entrée en résilience face à l’oppression et au conflit.
The Clash
« Ring! Ring! It’s 7 a.m. / Move yourself to go again / Cold water in the face / Brings you back to this awful place ». (The Magnificent Seven)
1980
1981
Il devient le guitariste officiel des Banshees de 1982 à 1984. Ils enregistrent une reprise des Beatles: Dear Prudence, puis l’album live Nocturne en 1983.
Le chanteur Jim Kerr et le guitariste-claviériste Charlie Burchill forment en 1977 le groupe punk Johnny & the Self Abusers. Au fil des années se joignent au duo d’origine les batteurs Brian McGee, Mel Gaynor, les bassistes Derek Forbes, Eddie Duffy, John Giblin , le claviériste Michael MacNeil.
Peter Gabriel les choisit en accompagnement de sa tournée européenne, la chanson « Love Song » devient un hit international.
En 1982, le succès international est assuré avec l’album synth-pop New Gold Dream (81,82,83,84).
Budgie, Siouxsie, Steven, Robert (1982)
1982
1983 > 1984
1985 > 1989
Liens
Dream Giver Redux présente Simple Minds
Siouxsie & The Banshees (Universal)
Devo, 50 ans de De-Evolution (RollingStone Mag)
Du post-punk à la new wave : les Nouveaux Romantiques
De gauche à droite :
Deborah Harry, Devo.
Simple Minds © Laurie Evans, Ultravox, Psychedelic Furs, .
XTC, Magazine, The Lords Of The New Church.
The Cure : Lol, Michael, Bob (1976) – Lol, Matthieu, Bob & Simon (1979) – Bob, Simon, Lol (1981)

















